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Fortes chaleurs : quelles précautions pour nos équidés ?

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Copyright C Briant Ifce

La régulation thermique

D’une façon générale, les équidés s’adaptent mieux au froid qu’au chaud. La zone de confort thermique, dans nos régions tempérées est située approximativement entre + 5°C et + 25°C. Dans cette zone, l’organisme n’a pas de dépense d’énergie supplémentaire à faire pour maintenir la température interne du corps. A partir de 25°C, l’organisme commence à mettre en place des systèmes de régulation, afin de maintenir la température corporelle aux alentours de 37,5°C. L’évaporation est le principal mécanisme, par l’intermédiaire de la respiration (qui s’accélère pour permettre un renouvellement d’air plus rapide vers les poumons) et de la transpiration (dont l’évaporation refroidit la température de la peau). Si l’évaporation n’est pas compensée par un apport d’eau suffisant, elle va entraîner une déshydratation qui peut avoir de graves conséquences, depuis une simple baisse de la performance, pour une déshydratation modérée de 2 à 4 %, jusqu’au déclenchement de pathologies comme les coliques, la myopathie, la fourbure, pour les déshydratations plus importantes. Quant au coup de chaleur, si ces mécanismes n’arrivent pas à faire baisser la température interne, il peut aussi être fatal.

Les besoins en eau

Un cheval adulte à l’entretien, et placé dans sa zone de confort thermique, boit environ cinq litres d’eau par 100 kg de poids corporel par jour. Ainsi, un cheval de 500 kg consomme environ 25 litres d’eau par jour.  Mais cette quantité augmente proportionnellement à la température, d’autant plus que d’autres facteurs interviennent comme : le type de fourrage (un cheval qui mange du foin boit plus qu’un cheval qui mange de l’herbe), l’exercice (sur un exercice prolongé de type endurance, un cheval peut perdre 10 à 15 litres d’eau par heure, ce qui peut représenter jusqu’à 10 % de son poids), une jument en lactation produit 12 à 15 litres par jour, qu’il faut compenser par l’apport d’eau.  Dans ces conditions, un cheval peut consommer 60 litres d’eau par jour, voire plus.

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Bien dans son corps, bien dans sa tête : qu’est-ce que le bien-être du cheval ?

Voici le dernier né des ouvrages édités par l’Institut français du cheval et de l’équitation. Il propose un état des lieux inédit et un décryptage des recherches menées sur le bien-être des équidés. Formulé avec un vrai souci de compréhension et d’appropriation, il s’adresse à un public professionnel comme amateur.

Des réponses claires et scientifiquement fondées pour améliorer le bien-être des équidés. Avec une préface rédigée par Axel Kahn, et une introduction écrite par Sylvie Brunel, cet ouvrage offre une synthèse rigoureuse et pédagogique sur le bien-être des équidés (ânes et poneys sont également concernés), qui a fait l’objet de nombreuses études scientifiques.

Couverture livre BE

Une fois le bien-être défini, l’ouvrage aborde son application en matière d’alimentation, hébergement, santé et comportement. Lire la suite