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La Science de l’équitation présentée par Andrew McLean : le 27 septembre 2018 au Haras de Hus

Andrew McLean, scientifique australien reconnu notamment dans le domaine du comportement et de la cognition des animaux et particulièrement des chevaux, est fondateur et responsable de l’Australian Equine Behaviour Center, cofondateur de l’ISES (International Society for Equitation Science) et co-directeur de l’ESI (Equitation Science International). Il donne de nombreuses conférences assorties de démonstrations pratiques dans les universités, les congrès et à l’occasion de journées spécifiques. Il est également entraineur, coach et conseiller des fédérations sportives.

Andrew McLean

Les principes d’éducation et d’entrainement du cheval présentés par Andrew McLean associent la connaissance de l’éthologie équine et la théorie des apprentissages, établie à partir des travaux des grands comportementalistes Pavlov (1849-1936) et Skinner (1904-1990). Ils permettent 1) un entraînement des chevaux plus efficace jusqu’au plus haut niveau, 2) dans un contexte de bien-être amélioré, 3) avec un renforcement de la sécurité cavalier/cheval.

Pour accéder à toutes les informations relatives à cette journée

http://www.harasdehus.com/fr/actualites/elevage/journee-exclusive-avec-andrew-mclean-pole-education-haras-hus,40044.html

Pour s’initier aux principes de l’apprentissage selon l’ISES

http://www.ifce.fr/ifce/connaissances/webconferences/bien-etre-comportement/science-de-lequitation-aide-precieuse-pour-optimiser-les-apprentissages/

http://www.ifce.fr/ifce/connaissances/webconferences/bien-etre-comportement/la-science-de-lequitation-une-aide-precieuse-pour-optimiser-les-apprentissages-partie-2

 

 

 

 

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Comportements conscients ou automatiques, qu’en est-il chez le cheval?

Les chevaux ont-ils, comme l’homme des comportements conscients ou inconscients, encore dits automatiques?

baisse la tete

Photo : A. Laurioux Ifce, avec la participation d’O. Pulse

Lors des comportements conscients, le cheval agit en se représentant consciemment les conséquences de ses actes. Ainsi par exemple, lors de la réalisation des apprentissages utilisant les « renforcements négatifs », le cheval effectue l’action demandée pour obtenir un arrêt de la pression; il en est de même, lors de l’utilisation des « renforcements positifs », pour obtenir la récompense.

Lors des comportements inconscients, le cheval agit de façon automatique, sans avoir conscience de ce qu’il fait et sans diriger ses comportements vers un objectif. C’est ce qui est observé, quand, à force de répéter les exercices, le cheval va progressivement se mécaniser et répondre dès que le signal est donné, par habitude, sans que le cavalier n’ait à utiliser de renforcements. Ces processus sont mis en jeux dans de nombreuses situations, y compris chez l’homme; par exemple, un conducteur qui emprunte tous les jours la même route, va finir par créer de tels automatismes. Lire la suite

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Un cheval se reconnaît-il dans un miroir ? Une étude préliminaire de l’approche de la notion de soi.

Baragli 2017 Miroir
La reconnaissance de soi
dans un miroir n’a été démontrée que chez l’homme, certains singes, certains dauphins, les éléphants d’Asie et les pies. Cette faculté est une étape pour montrer que ces espèces ont la conscience de soi (ce qui implique capacités à raisonner, représentation du monde et de soi,…….). Pour démontrer la reconnaissance de soi dans un miroir, il faut que 1) l’animal montre une réponse sociale à son image, 2) il inspecte le miroir en tant qu’objet (notamment qu’il regarde derrière) et 3) il adopte des comportements répétitifs lui permettant de voir des parties de son corps qu’il ne voit que dans le miroir. P. Baragli (Université de Pise, Italie) a mis un grand miroir dans une écurie et a observé le comportement d’un cheval Lire la suite

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La méthode de travail avec votre cheval respecte-t-elle les principes scientifiques de l’apprentissage ?

Poster ISES en français
Copyright ISES

L’ISES (International Society for Equitation Science – Société Internationale des Sciences de l’Equitation) est une association sans but lucratif dont le but principal est de faciliter et de promouvoir la recherche dans le domaine de l’entraînement du cheval pour améliorer son bien-être et la relation homme-cheval. L’ISES organise des conférences internationales où les résultats scientifiques récents et leur application en pratique peuvent être communiqués et discutés. L’ISES apporte de l’expertise pour les instances internationales et académiques qui recherchent des informations et avis sur le comportement du cheval, son entraînement et son bien-être.

Le congrès de l’ISES 2016 s’est tenu à Saumur du 23 au 25 juin et donnera lieu à différents articles sur ce blog.

En attendant, allez consulter leur site et notamment un poster sur les principes de l’apprentissage, poster récemment traduit en français.

http://www.equitationscience.com/documents/Equitation/ISES_Principles_Poster_French.pdf

 

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De quels comportements innovants sont capables certains chevaux?

 

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© Alain Laurioux ifce

K. Krueger et ses collaborateurs (Allemagne, université Nürtingen) ont recruté par internet des propriétaires ayant des chevaux présentant des comportements innovants, c’est-à-dire des comportements inhabituels pour des chevaux. Après questionnaire auprès des propriétaires, ils ont sélectionné 204 comportements qu’ils ont considérés comme innovants. Ces comportements ont pour buts principaux dans l’ordre décroissant : d’avoir plus de liberté, de manger, de modifier les relations sociales ou n’ont pas de signification claire. Les chevaux ont développé leur comportement particulier en moyenne entre 5 et 9 ans.  Pas mal de ces chevaux (20%) en ont développé 2 ou plus.
Quelques exemples : un cheval ouvre soigneusement les 3 poignées d’une clôture en fil, un cheval avec un bâton dans la bouche racle sous la porte pour récupérer du foin, un cheval se gratte le côté du ventre avec un bâton, ou un poulain brosse sa mère avec une étrille……
Sa conclusion est que les chevaux ont une capacité cognitive importante.
Voir le site (http://innovative-behaviour.org) où quelques vidéos sont disponibles et où vous pouvez participer à cette recherche en décrivant le comportement innovant de votre cheval.

Source : International Equine Science Meeting, Mai 2015, Nurtingen, Allemagne, http://references.equine-behaviour.de/files/IESM_2015_proceedings.pdf

Un cheval de course sait-il s’il a gagné ou perdu?

American Pharoah  dans la Breeders’ Cup Classic 2015

Photo: Keeneland Photo

Cette question a été posée sur le site du magazine électronique The Horse, après la victoire d’American Pharoah dans la Breeders’ Cup Classic 2015. Le magazine rapporte dans cet article les propos de Sue Mc Donnell, scientifique comportementaliste mondialement connue et présidente fondatrice du programme sur le comportement équin, à l’école de médecine vétérinaire de l’université de Pensylvanie.
Sue Mc Donnell explique que dans le contexte naturel des relations sociales, il semble que les chevaux puissent faire la course. Cela fait partie des jeux entre poulains particulièrement les mâles. Chez les adultes, la course apparaît dans d’autres contextes : pour échapper à une menace ou lors de relations agonistiques entre mâles. Dans ce contexte social, les comportements des chevaux semblent indiquer que d’une certaine façon ils ont compris s’ils ont gagné ou perdu. Par exemple, un scénario bien connu est celui de l’étalon célibataire, qui conteste la hiérarchie de l’étalon du harem, pour accéder aux femelles. L’étalon essaie de le chasser. Si le célibataire est mis à l’écart, les deux étalons peuvent interagir dans une séquence de postures ritualisées, avec le perdant qui se retire dans une posture de soumission et le gagnant qui retourne vers son harem en se pavanant. Mais en dehors de ce contexte social, il n’est pas clair si le cheval peut faire la différence entre gagner ou perdre.
Sue Mc Donnell pense donc qu‘il est peu probable que le cheval comprenne s’il a gagné ou perdu une course, pour la simple raison que ce type de course n’est pas du tout naturel. Elle ajoute qu’elle ne pense pas que l’on sache à l’heure actuelle quelle est la motivation du cheval pendant la course. Pour le savoir, il pourrait être intéressant d’observer les postures des chevaux, gagnants ou perdants, pendant et juste après la course ; de même l’évolution des taux d’hormones sexuelles chez les mâles pourrait être un indice, car il est connu qu’ils sont dépendants du ressenti du gain ou de l’échec. Toutefois, il faudrait prendre en compte l’influence potentielle du comportement du jockey qui sait s’il a gagné ou perdu.
La scientifique conclut sur les risques ou les bénéfices qu’il peut y avoir à accorder trop ou trop peu de cognition aux animaux.

Pour accéder à l’article complet sur le site de « The horse »

 Source : Does a Racehorse Know if He Wins or Loses?