Bien dans son corps, bien dans sa tête : qu’est-ce que le bien-être du cheval ?

Voici le dernier né des ouvrages édités par l’Institut français du cheval et de l’équitation. Il propose un état des lieux inédit et un décryptage des recherches menées sur le bien-être des équidés. Formulé avec un vrai souci de compréhension et d’appropriation, il s’adresse à un public professionnel comme amateur.

Des réponses claires et scientifiquement fondées pour améliorer le bien-être des équidés. Avec une préface rédigée par Axel Kahn, et une introduction écrite par Sylvie Brunel, cet ouvrage offre une synthèse rigoureuse et pédagogique sur le bien-être des équidés (ânes et poneys sont également concernés), qui a fait l’objet de nombreuses études scientifiques.

Couverture livre BE

Une fois le bien-être défini, l’ouvrage aborde son application en matière d’alimentation, hébergement, santé et comportement. Lire la suite

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La méthode de travail avec votre cheval respecte-t-elle les principes scientifiques de l’apprentissage ?

Poster ISES en français
Copyright ISES

L’ISES (International Society for Equitation Science – Société Internationale des Sciences de l’Equitation) est une association sans but lucratif dont le but principal est de faciliter et de promouvoir la recherche dans le domaine de l’entraînement du cheval pour améliorer son bien-être et la relation homme-cheval. L’ISES organise des conférences internationales où les résultats scientifiques récents et leur application en pratique peuvent être communiqués et discutés. L’ISES apporte de l’expertise pour les instances internationales et académiques qui recherchent des informations et avis sur le comportement du cheval, son entraînement et son bien-être.

Le congrès de l’ISES 2016 s’est tenu à Saumur du 23 au 25 juin et donnera lieu à différents articles sur ce blog.

En attendant, allez consulter leur site et notamment un poster sur les principes de l’apprentissage, poster récemment traduit en français.

http://www.equitationscience.com/documents/Equitation/ISES_Principles_Poster_French.pdf

 

Le Bien-Etre : thème principal de la Journée de la Recherche Equine 2016

Logo JRE2016

Comme chaque année, les spécialistes de la recherche équine sont venus présenter leurs travaux à la Journée de la Recherche Equine (Paris, mars 2016). D’intéressants résultats utilisables par les socioprofessionnels : étalonniers, éleveurs et utilisateurs ont été transférés, notamment sur la notion de bien-être, les signes de bien-être, les techniques de sevrage, mais aussi dans d’autres domaines.

Retrouvez le résumé des interventions orales en suivant le lien ci-dessous.

http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/articles-equidee/document/telechargement/des-resultats-pratiques-presentes-lors-des-journees-de-la-recherche-equine-2016.html
Référence : revue Equ’idés de l’IFCE, mars 2016, article 3

 

Comment les chevaux s’adaptent-ils au froid?

D’une façon générale les chevaux s’adaptent bien au froid. Lorsqu’ils ne sont pas tondus, ils sont à l’aise à des températures basses, même négatives, à condition de leur fournir ce dont ils ont besoin en fonction de leur âge, de leur état de santé, de leur état physiologique, du travail qu’ils fournissent. Voici les principales questions à se poser pour gérer au mieux la période hivernale avec son cheval.

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® Alain Laurioux Ifce
  • Qu’est ce que la zone de confort thermique?
  • Par quels mécanismes l’organisme de chevaux s’adapte t-il au froid?
  • Comme aider les chevaux à s’adapter au froid?

Retrouver toutes les réponses sur la fiche Equipaedia

http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/comportement-ethologie-bien-etre/cheval-et-vie-domestique/comment-les-chevaux-sadaptent-ils-au-froid.html

…Et sur la dernière lettre d’informations « Avoir un cheval »

http://www.haras-nationaux.fr/fileadmin/archives-newsletters/avoir_cheval//Avoir_un_cheval_N29_Fev16

Les chevaux ont-ils froid en hiver?

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© INRA UEPAO
Nous publions cette réponse suite à une question d’internaute.
Les chevaux non tondus sont à l’aise à des températures bien plus basses que les humains.
La zone de confort thermique des chevaux est comprise approximativement entre +5°C et +25°C,
ce qui veut dire que dans cette zone, leur organisme n’a pas de dépense d’énergie supplémentaire à faire pour maintenir la température interne de leur corps, ils n’ont ni froid, ni chaud. Bien sûr cela signifie que les chevaux ne sont pas tondus et que leur poil imperméable leur sert d’isolant. Ceci explique que l’on peut voir des chevaux le dos recouvert de neige qui ne fond pas.
A titre de comparaison, chez l’homme, la zone de confort thermique est très restreinte et se situe aux alentours de +25°C.
Pour des chevaux bien adaptés au froid, dans les pays nordiques et de format plutôt compact, comme les poneys, la T° minimale de confort peut descendre au dessous de 0°C, dans la mesure où les chevaux sont bien nourris. Par contre, à des températures inférieures à +5°C, pour un cheval tondu et en dehors des périodes de travail, il devra être protégé par un abri et/ou une couverture.
Cependant, il n’y a pas de réglementation qui impose de mettre les chevaux sous abri en cas d’intempéries mais on sait effectivement que les chevaux recherchent plus un abri en cas de pluie ou de vent fort. De même si un cheval avec un long poil a transpiré au cours du travail, il faudra le sécher afin d’éviter qu’il ne prenne froid (bouchonnage, couverture séchante).
Pour en savoir plus:
Morgan K. (1998) Thermoneutral zone and critical temperatures of horses. Journal of Thermal Biology 23:59-61.
Et bientôt une fiche Equipaedia sur ce sujet dans la rubrique connaissances du site ifce.fr

 

Diplôme d’Université « Ethologie du cheval »

Diplôme d’Université sur l’éthologie du cheval, Université de Rennes 1

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Copyright Alain Laurioux

Cette formation s’adresse à tous les professionnels des métiers du cheval : palefreniers, soigneurs, moniteurs, thérapeutes, maréchaux-ferrants, mais aussi aux cavaliers, éleveurs et propriétaires de chevaux amateurs.

La demande des professionnels et non professionnels est forte en matière d’amélioration de la relation Homme/cheval, basée sur une meilleure connaissance du comportement de celui-ci. Le constat d’un manque à ce niveau dans les formations professionnelles a amené à un développement assez anarchique de formations dîtes comportementales ou éthologiques, le plus souvent portées par des personnes n’ayant aucune formation à l’éthologie. L’apport de bases scientifiques sérieuses, tout comme le développement de compétences en matière d’observation, est unique en ce qu’il se base sur des équipes de recherche dynamiques et reconnues.

https://sfc.univ-rennes1.fr/environnement/ethologie_cheval
service formation continue , 6, rue Kléber – CS 16926, 35069 Rennes CEDEX
Tél. : +33 (0)2 23 23 39 50, sfc@univ-rennes1.fr

Logement en box : seul ou en groupe?

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© Alain Laurioux ifce

Réponses physiologiques et comportementales à court terme

Le système majoritaire de logement des chevaux domestiques est le box individuel. Or ce type de logement limite les interactions sociales et pourrait induire du stress.

Kelly Yarnell (université de Nottingham Trent, Grande-Bretagne) a comparé les réponses physiologiques et comportementales de 4 groupes de 4 chevaux logés successivement dans 4 types de logement différents pendant 5 jours à chaque fois. Les logements possibles étaient :

  • « logement seul sans contact physique »,
  • « logement seul avec des contacts visuels, auditifs et tactiles possibles à travers des barreaux »,
  • « logement par paire avec contacts libres » et,
  • « logement en groupe avec contacts libres ».

Le stress des chevaux a été mesuré par le taux de cortisol fécal, la température de l’œil (dont l’élévation signerait une activation du système orthosympathique, en relation avec un stress) et la facilité d’examen.
Résultats : les chevaux « seul sans contact physique » ont eu un niveau de cortisol fécal plus élevé et ont été plus difficiles à examiner que quand ils étaient dans les autres conditions de logement. Les chevaux, « en groupe avec contacts libres », ont montré une température de l’œil mesurée par infrarouge plus basse et une répartition de leurs activités dans la journée complètement modifiée par rapport aux autres conditions.
Conclusion : Le logement avec des contacts sociaux pourrait être une façon d’améliorer le bien-être des chevaux.

Remarque du blog sur cet article : Cet article présente les résultats d’une étude scientifique sur un nombre limité de chevaux. Ses conclusions sont à relativiser par rapport à celles des autres études sur le même sujet.
Dans cette étude, dans les 4 types de logements comparés, il n’a pas été offert la même surface par cheval, puisqu’on passe de 11 m2/cheval pour les logements seuls à 45 m2/cheval pour le logement en paire, et à une surface non spécifiée /cheval pour le logement en groupe. La conclusion de l’article vaut donc pour les 4 types de logement proposées : possibilités de relations sociales associées à une surface plus ou moins grande. A noter également que les résultats de cette étude vont dans le même sens que ceux d’une étude précédente (Sondegaard et Ladewig 2004) qui avait montré que des jeunes chevaux, détenus en box, seuls, ou par groupe de 3, étaient plus rapides à débourrer et étaient moins agressifs envers l’homme, lorsqu’ils étaient en groupe. 

Références : Yarnell K, Hall C, Royle C, Walker SL 2015. Domesticated horses differ in their behavioural and physiological responses to isolated and group housing. Physiol Behav. May 1;143:51-7. doi: 10.1016/j.physbeh.2015.02.040. Epub 2015 Feb 25.

Sondegaard E et Ladewig J 2004. Group housing exerts a positive effect on the behaviour of young horses during training. Applied Animal Behaviour Science 87  105–118.

Au Haras National Suisse : Première journée Equiday Avenches couronnée de succès

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C’est le titre du communiqué de presse publié par le Haras national suisse Agroscope d’Avenches à l’issue de cette journée technique d’information organisée le 30 octobre 2015.

http://www.agroscope.ch/index.html?lang=fr&download=NHzLpZeg7t,lnp6I0NTU042l2Z6ln1ae2IZn4Z2qZpnO2Yuq2Z6gpJCFfIF_fGym162epYbg2c_JjKbNoKSn6A–

Le thème portait sur  les innovations relatives à la détention de chevaux. Ont ainsi été présentés par exemple, des systèmes d’aménagement des boxes favorisant les échanges avec le voisin d’écurie, des systèmes de stabulation libre avec optimisation de l’espace, des systèmes de distribution de fourrage permettant une ingestion lente et régulière.

Pour consulter les présentations et posters de la journée :
http://www.agroscope.admin.ch/haras/00343/index.html?lang=fr

La Fédération suisse des sports équestres interdit l’utilisation des rênes allemandes

Photo de gauche:  Scène fictive – application incorrecte des rênes allemandes, la tête du cheval est attirée vers sa poitrine.

Photo de droite : Scène fictive – application correcte des rênes allemandes, la tête du cheval ne doit pas être derrière la verticale.

Le directoire saut de la Fédération suisse des sports équestres a intégré dans son règlement l’interdiction d’utiliser les allemandes lors des compétition de saut d’obstacle, lors de la détente, des épreuves et de la remise des prix. Cette décision sera applicable au 1er janvier 2016.

Voir ci-dessous l’ensemble du communiqué.

« Les sports équestres se trouvent souvent au centre de l’attention du grand public, mais malheureusement pas toujours dans le sens positif du terme. Les images de chevaux montés en rênes allemandes suscitent des sentiments de soumission et de contrainte chez les observateurs non-expérimentés. La Fédération Suisse des Sports Equestres veut s’engager en continu et de manière proactive pour le bien-être des chevaux et pour la réputation des sports équestres. Pour ce faire, elle a besoin de la compréhension et du soutien de ses membres, de ses officiels et des cavalières et cavaliers. »

Source : NOUVEAU: Interdiction générale des rênes allemandes pour le bien-être du cheval et pour la protection des sports équestres – FNCH

Hyperflexion : bilan à partir de 55 articles scientifiques sur 15 ans

Cette méta-analyse, réalisée à partir de 55 publications scientifiques,  a été présentée par Uta König Von Borstel au congrès 2015 de la Société Internationale pour la Science de l’Equitation (ISES).

Parmi ces 55 publications :

  • 42 ont traité des effets des différentes positions de la tête et de la nuque sur le bien-être du cheval,
  • 35 ont examiné l’impact des différentes positions en termes de gymnastique : cinématique, reports de poids, activité musculaire, charge globale de travail.

La majorité des études (88%) a conclu que l’hyperflexion de la tête et de la nuque avait un impact négatif sur le bien-être du cheval entraînant : perturbation de la ventilation, lésions au niveau  de différentes structures de la nuque, limitation du champ visuel, défenses, stress et douleur dues à ces différents facteurs ou aux interventions du cavalier pour maintenir la posture.

En parallèle, l’évaluation des bénéfices en terme de gymnastique, a montré qu’environ un quart des études pouvait conclure à un effet bénéfique et un quart des études à un effet nuisible.

Pour accéder au résumé des conférences  de l’ISES (en anglais p 20):

http://www.equitationscience.com/proceedings