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La production d’ébrouements pourrait-elle nous informer sur la façon dont les chevaux perçoivent le travail ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Photo MV poney plus qqun dessus pour ebrouements
Copyright M. Vidament

Pour Mathilde Stomp (Université de Rennes I), la question de la perception du travail par les animaux reste une question ouverte et il est parfois difficile de détecter si certains aspects pourraient être perçus plus positivement que d’autres. En effet, le travail pourrait avoir des conséquences aussi bien positives (amélioration du bien-être) que négatives (augmentation du stress) démontrées dans différentes espèces animales, en lien sans doute avec son type ou sa qualité. Et l’ébrouement, chez le cheval, a été récemment identifié comme un indicateur acoustique fiable d’émotions positives hors travail (Stomp 2018).

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La diffusion de musique, un outil de gestion du stress au quotidien ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Eyrault 2019 Photo cheval et casque musique
Copyright Eyraud

La diffusion d’une même musique sur plusieurs jours atténue-t-elle ou potentialise-t-elle un possible effet apaisant ? Un effet apaisant de la musique a été mis en évidence dans d’autres circonstances par les mêmes auteurs (Camille Eyraud et Odile Petit, INRA Nouzilly, Sorbonne Université).  Pour déterminer l’impact de la musique sur l’état de stress des chevaux et étudier un possible phénomène d’habituation ou de sensibilisation vis à vis de la musique, il a été comparé 3 groupes de 12 chevaux qui ont été soumis une fois par jour pendant 10 jours à une situation de stress croissant, accompagnés soit par de la musique (du film Forest Gun) délivrée par des écouteurs, ou par un bruit rose (bruit artificiel) ou par aucune musique. Lire la suite

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Entraîne-t-on les chevaux plus souvent que nécessaire, lors de l’apprentissage d’un nouvel exercice?

tete basse en filet (47)
Copyright A. Laurioux

Il est préférable, en général, que les sessions d’apprentissage soient entrecoupées de temps de repos plutôt que regroupées. Mais il y a peu de données sur l’intervalle optimal entre deux séances d’apprentissage d’un nouvel exercice chez le cheval.

Lors du dernier congrès de l’ISES de Rome 2018 (International Society for Equitation Science), J. Schomber, A. McLean et U. Konig von Borstel (Allemagne, Australie) ont fait une communication sur ce sujet. Sur une période de 28 jours, ils ont appris 3 exercices à des chevaux suivant 2 rythmes : soit tous les jours, soit tous les 3 jours  (2 groupes de 19-20 chevaux* de 2 à 24 ans). Lire la suite

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Comment travaillez vous votre cheval? Participez à l’étude scientifique!

L’objectif de cette étude est d’analyser les différentes méthodes utilisées en pratique pour travailler les chevaux. Les participants volontaires réalisent une petite vidéo d’une séance de travail avec leur cheval, puis répondent à un questionnaire en ligne, ceci avant le 15 avril 2019.

Cette étude a pour objectif d’améliorer les connaissances autour du comportement du cheval afin d’optimiser son bien être, d’améliorer les méthodes d’apprentissage, de réduire les risques liés à la pratique de l’équitation et de partager ces connaissances avec les cavaliers.

Ce travail est coordonné par l’équipe de recherche « Cognition, Ethologie, Bien-être » du centre INRA Val de Loire à Nouzilly, l’équipe est rattachée à l’IFCE, au CNRS et à l’Université de Tours et réalisé en collaboration avec Hélène Roche, éthologiste indépendante. Les données seront analysées de façon totalement anonyme.

Vous souhaitez participer? CLIQUEZ ICI.

ACCROCHE etude apprentissage

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Les principes de travail du cheval revisités par l’ISES en 2018

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Photo M. Vidament

Le congrès de l’ISES (International Society for Equitation Science) de Rome 2018 a débuté avec la présentation des principes de travail du cheval.
Le bien-être de l’homme et du cheval dépend des conditions de vie et des méthodes de travail qui doivent respecter les principes suivants :
Optimiser la sécurité des hommes et des chevaux
• Reconnaitre que les chevaux présentent un risque important compte tenu de leur
morphologie et leur puissance
• Eviter de provoquer des comportements de défense
• Travailler dans un environnement sécurisé, utiliser des équipements sécurisés
• Proscrire les méthodes ou équipements provoquant douleur, détresse ou blessure du
cheval
Respecter la nature des chevaux
• Assurer les besoins en matière de bien-être : alimentation fibreuse en continu, liberté
de mouvements, contacts sociaux etc.
• Eviter les pratiques de gestion agressives telles que couper les vibrisses etc.
• Eviter d’assumer un rôle de dominant dans les interactions homme/cheval
• Reconnaitre les signes de douleur
• Respecter la nature sociale des chevaux (grégarité, contact tactile avec des
congénères…)
• Eviter les mouvements qui peuvent être perçus comme une menace (mouvements
saccadés, précipités…)
Respecter les capacités cognitives et sensorielles des chevaux
• Eviter de surestimer les capacités cognitives du cheval (par exemple « il sait qu’il a mal
fait »)
• Eviter de sous-estimer les capacités cognitives du cheval (par exemple « ce n’est qu’un
cheval »)
• Reconnaitre que les chevaux ont une perception sensorielle différente des humains
• Eviter les longues séances d’entrainement
• Eviter de supposer que le cheval pense comme les humains

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Retour sur la journée avec Andrew McLean au Haras de Hus

A l’occasion de son séjour en Europe, Andrew McLean est venu présenter les principes d’éducation et d’entrainement du cheval au Haras de Hus, vendredi 27 septembre dernier. Scientifique internationalement reconnu, mais également entraineur, coach et conseiller des fédérations sportives, Andrew McLean met en pratique les connaissances scientifiques sur le comportement des chevaux et leurs capacités d’apprentissage, dans la pratique de l’équitation, pour une meilleure performance, dans un contexte de bien-être amélioré, avec un renforcement de la sécurité cavalier/cheval.

IMG_20180927_163910.jpg

                         Copyright C Briant Ifce

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Cognition équine : cas de la compréhension des émotions humaines (Journée Ethologie équine 2018)

Homme sourire
Photo Pixabay (Pexels)

Nous connaissons encore que peu de choses concernant la manière dont le cheval appréhende et comprend le monde qui l’entoure. Miléna Trösch (actuellement en thèse à l’INRA de Nouzilly sous la direction de Léa Lansade) a fait une présentation sur certains aspects de la cognition chez le cheval : la cognition physique (compréhension des lois physiques) (voir un article précédent sur ce blog) et la cognition sociale (cet article). Les études concernant la cognition sociale se sont développées ces dernières années, particulièrement par des études interspécifiques testant à quel point le cheval est capable de comprendre le comportement de l’être humain. Lire la suite

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Communication référentielle : comment les chevaux nous informent-ils de ce qu’ils veulent? (Journée Ethologie équine 2018)

Photo pour Huber Pixabay
Pixabay

L  Huber (Université de Vienne, Autriche) a expliqué qu’à la fin de sa première année, le jeune humain (l’émetteur) commence à utiliser des gestes pour attirer l’attention d’un partenaire social (le destinataire) vers un objet distant (la cible) en utilisant des signaux comportementaux comme le pointage, la présentation ou l’offrande. Si le geste est couronné de succès, l’émetteur et le destinataire focalisent leur attention ensemble sur la cible. Ce phénomène s’appelle la “communication référentielle”.

Dans un 1er article du blog, j’ai repris les éléments généraux évoqués dans sa conférence. Ce 2ème article présente son étude chez le cheval. Dans cette étude, R. Malavasi et L. Huber ont étudié les capacités du cheval domestique à communiquer de cette façon avec un destinataire humain afin d’obtenir de la nourriture hors d’atteinte.

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Communication référentielle : généralités (Journée Ethologie équine 2018)

Photo doigt fraise pour Huber
Pixabay

Dans sa conférence, L. Huber (Université de Vienne, Autriche) a expliqué qu’à la fin de sa première année, le jeune humain, ne parlant pas et dépendant d’autrui pour accéder à certaines ressources (l’émetteur), commence à utiliser des gestes pour attirer l’attention d’un partenaire social (le destinataire, la mère) vers un objet distant (la cible) en utilisant des signaux comportementaux comme le pointage, la présentation ou l’offrande. Si le geste est couronné de succès, l’émetteur et le destinataire focalisent leur attention ensemble sur la cible. Ce phénomène s’appelle la “communication référentielle”. Chez les espèces qui ont cette capacité, elle est surtout utilisée pour prévenir d’un danger potentiel ou pour localiser une source de nourriture.

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