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Les chevaux reconnaissent joie et colère humaines en croisant informations visuelles et auditives

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Vidéos utilisées  (issues de KDEF-dyn Database (Calvo 2018))

Il est intéressant de comprendre comment les animaux domestiques perçoivent et comprennent les émotions de leurs congénères, en croisant des informations visuelles et auditives, et s’ils peuvent faire la même chose avec les émotions des humains. Milena Trosch et Léa Lansade (IFCE / INRA) ont présenté à 34 ponettes deux vidéos de la même femme inconnue montrant deux émotions contrastées (la joie et la colère)* et des sons vocaux non verbaux exprimant la joie et la colère. Soit le son était cohérent avec l’image, soit non. Lire la suite

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Les chevaux ont une mémoire émotionnelle des voix humaines

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Un cheval en test : il se dirige vers le haut parleur qui diffuse la voix associée à un aliment appétent les jours d’avant

Grâce à une étude basée sur l’analyse des comportements et de l’activité cérébrale (EEG), Serenella d’Ingeo et Hugo Cousillas (Universités de Bari (Italie) et de Rennes) démontrent que les chevaux ont une mémoire émotionnelle des voix humaines associées à des interactions plus ou moins positives. Lire la suite

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Homme/animal domestique : quels échanges ? Conférence de M. Grandgeorges et de M. Hausberger

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Cette conférence a eu lieu aux Champs Libres à Rennes le 24 septembre 2019. Marine Grandgeorge et Martine Hausberger, après avoir précisé leurs parcours professionnels, ont évoqué le phénomène de la domestication, les relations particulières qui lient les animaux domestiques et les humains, après des millénaires de sélection. Cela vient-il d’une reconnaissance mutuelle de leurs états émotionnels ou d’autres attributs? Cela vient-il de l’échange d’autres signaux? La relation n’est pas symétrique. De temps en temps,  les humains ne sont pas assez attentifs ou n’ont pas la connaissance suffisante des signaux émis par une espèce domestique donnée.  Et quelquefois, on atteint les limites de l’adaptabilité de ces espèces par rapport aux conditions offertes par les humains.                                                                                                       M. Vidament

Cette conférence est disponible en replay sur la chaîne Youtube de l’Espace des sciences. https://www.youtube.com/watch?v=-7Mwfkk5qqI

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Etude sur les pratiques de pansage : du côté du cheval. Un mode opératoire plus confortable modifie les expressions faciales du cheval.

Expression faciale pansage
Expressions faciales observées lors du pansage. A gauche, expression faciale de confort observé lors d’un pansage optimisé, plus confortable. A droite, expression faciale d’inconfort.

La pratique du pansage est loin d’être anodine, que ce soit pour la sécurité du cavalier ou pour le bien-être du cheval. Tout d’abord, L. Lansade (Ifce/INRA) et ses collaborateurs ont observé les cavaliers débutants ou professionels réalisant leur pansage, et leurs chevaux (voir l’article du blog : Etude sur les pratiques de pansage : du côté du cavalier https://wordpress.com/post/comportementbienetreifce.wordpress.com/1892). Puis L.  Lansade   a  comparé sur d’autres chevaux 2 pratiques de pansage: Lire la suite

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Utilisation des récompenses alimentaires dans le travail du cheval (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Poster Lansade 2019 Puls récompenses JSIE 2019

L’utilisation des récompenses alimentaires dans le travail du cheval a souvent mauvaise presse. Pourtant, bien utilisé, c’est un outil précieux pour l’entrainement. Le poster ci-dessus indique les différents éléments à prendre en compte. Il a été distribué lors de la démonstration faite par Léa Lansade (ifce, INRA) et Olivier Puls (ifce, écuyer ENE). Lire la suite

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La production d’ébrouements pourrait-elle nous informer sur la façon dont les chevaux perçoivent le travail ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Photo MV poney plus qqun dessus pour ebrouements
Copyright M. Vidament

Pour Mathilde Stomp (Université de Rennes I), la question de la perception du travail par les animaux reste une question ouverte et il est parfois difficile de détecter si certains aspects pourraient être perçus plus positivement que d’autres. En effet, le travail pourrait avoir des conséquences aussi bien positives (amélioration du bien-être) que négatives (augmentation du stress) démontrées dans différentes espèces animales, en lien sans doute avec son type ou sa qualité. Et l’ébrouement, chez le cheval, a été récemment identifié comme un indicateur acoustique fiable d’émotions positives hors travail (Stomp 2018).

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L’activité cérébrale peut-elle refléter l’état de bien-être du cheval ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Stomp 2019 EEG Photo CV blanc et casque
Copyright Stomp

Un cheval en état de bien-être tend à être calmement attentif à son environnement habituel. Dans l’étude présentée par Mathilde Stomp (Université de Rennes I), il a été supposé que l’état de bien-être pourrait influer sur le profil d’activité cérébrale des chevaux en situation calme. Or ce laboratoire dispose d’un casque d’enregistrement électroencéphalographique (EEG) adapté aux chevaux (cf photo ci-dessus). Lire la suite

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La diffusion de musique, un outil de gestion du stress au quotidien ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Eyrault 2019 Photo cheval et casque musique
Copyright Eyraud

La diffusion d’une même musique sur plusieurs jours atténue-t-elle ou potentialise-t-elle un possible effet apaisant ? Un effet apaisant de la musique a été mis en évidence dans d’autres circonstances par les mêmes auteurs (Camille Eyraud et Odile Petit, INRA Nouzilly, Sorbonne Université).  Pour déterminer l’impact de la musique sur l’état de stress des chevaux et étudier un possible phénomène d’habituation ou de sensibilisation vis à vis de la musique, il a été comparé 3 groupes de 12 chevaux qui ont été soumis une fois par jour pendant 10 jours à une situation de stress croissant, accompagnés soit par de la musique (du film Forest Gun) délivrée par des écouteurs, ou par un bruit rose (bruit artificiel) ou par aucune musique. Lire la suite

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Les principes de travail du cheval revisités par l’ISES en 2018

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Photo M. Vidament

Le congrès de l’ISES (International Society for Equitation Science) de Rome 2018 a débuté avec la présentation des principes de travail du cheval.
Le bien-être de l’homme et du cheval dépend des conditions de vie et des méthodes de travail qui doivent respecter les principes suivants :
Optimiser la sécurité des hommes et des chevaux
• Reconnaitre que les chevaux présentent un risque important compte tenu de leur
morphologie et leur puissance
• Eviter de provoquer des comportements de défense
• Travailler dans un environnement sécurisé, utiliser des équipements sécurisés
• Proscrire les méthodes ou équipements provoquant douleur, détresse ou blessure du
cheval
Respecter la nature des chevaux
• Assurer les besoins en matière de bien-être : alimentation fibreuse en continu, liberté
de mouvements, contacts sociaux etc.
• Eviter les pratiques de gestion agressives telles que couper les vibrisses etc.
• Eviter d’assumer un rôle de dominant dans les interactions homme/cheval
• Reconnaitre les signes de douleur
• Respecter la nature sociale des chevaux (grégarité, contact tactile avec des
congénères…)
• Eviter les mouvements qui peuvent être perçus comme une menace (mouvements
saccadés, précipités…)
Respecter les capacités cognitives et sensorielles des chevaux
• Eviter de surestimer les capacités cognitives du cheval (par exemple « il sait qu’il a mal
fait »)
• Eviter de sous-estimer les capacités cognitives du cheval (par exemple « ce n’est qu’un
cheval »)
• Reconnaitre que les chevaux ont une perception sensorielle différente des humains
• Eviter les longues séances d’entrainement
• Eviter de supposer que le cheval pense comme les humains

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Mâchouillements et léchages : soumission ou stress?

Lors du dernier congrès de l’ISES (International Society for Equitation Science), qui a eu lieu à Rome en septembre dernier, Margrete Lie, chercheur à l’Université norvégienne des sciences de la vie, a présenté ses derniers travaux réalisés en collaboration avec Ruth Newberry.

Les comportements de mâchouillement et de léchage, observés sur les chevaux à l’entraînement, sont souvent interprétés comme un signe de soumission ou comme une indication que le cheval apprend.  Or, les résultats de l’étude suggèrent que ce comportement, qui est aussi observé dans les conditions naturelles, se manifesterait après une situation stressante.

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Copyright Pixabay

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