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Les chevaux reconnaissent joie et colère humaines en croisant informations visuelles et auditives

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Vidéos utilisées  (issues de KDEF-dyn Database (Calvo 2018))

Il est intéressant de comprendre comment les animaux domestiques perçoivent et comprennent les émotions de leurs congénères, en croisant des informations visuelles et auditives, et s’ils peuvent faire la même chose avec les émotions des humains. Milena Trosch et Léa Lansade (IFCE / INRA) ont présenté à 34 ponettes deux vidéos de la même femme inconnue montrant deux émotions contrastées (la joie et la colère)* et des sons vocaux non verbaux exprimant la joie et la colère. Soit le son était cohérent avec l’image, soit non. Lire la suite

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Les chevaux ont une mémoire émotionnelle des voix humaines

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Un cheval en test : il se dirige vers le haut parleur qui diffuse la voix associée à un aliment appétent les jours d’avant

Grâce à une étude basée sur l’analyse des comportements et de l’activité cérébrale (EEG), Serenella d’Ingeo et Hugo Cousillas (Universités de Bari (Italie) et de Rennes) démontrent que les chevaux ont une mémoire émotionnelle des voix humaines associées à des interactions plus ou moins positives. Lire la suite

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En zone tempérée, les ânes utilisent beaucoup plus les abris que les chevaux

DSC03940 Ane Cabane Soleil avec Robin rando
Photo M. Vidament

On trouve des ânes et des chevaux domestiques sous toutes les latitudes mais ont-ils les mêmes besoins en terme d’abri ? L’étude de Leanne Proops (Université de Portsmouth) a consisté à observer, pendant 1 an, comment 135 ânes (âge moyen : 18 ans) et 73 chevaux (âge moyen : 14 ans) utilisaient leurs abris dans la journée en Grande Bretagne, en climat tempéré, en fonction des conditions météorologiques et de la présence des insectes.

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Homme/animal domestique : quels échanges ? Conférence de M. Grandgeorges et de M. Hausberger

Conf Champs libres Rennes Hausb GrandG

 

Cette conférence a eu lieu aux Champs Libres à Rennes le 24 septembre 2019. Marine Grandgeorge et Martine Hausberger, après avoir précisé leurs parcours professionnels, ont évoqué le phénomène de la domestication, les relations particulières qui lient les animaux domestiques et les humains, après des millénaires de sélection. Cela vient-il d’une reconnaissance mutuelle de leurs états émotionnels ou d’autres attributs? Cela vient-il de l’échange d’autres signaux? La relation n’est pas symétrique. De temps en temps,  les humains ne sont pas assez attentifs ou n’ont pas la connaissance suffisante des signaux émis par une espèce domestique donnée.  Et quelquefois, on atteint les limites de l’adaptabilité de ces espèces par rapport aux conditions offertes par les humains.                                                                                                       M. Vidament

Cette conférence est disponible en replay sur la chaîne Youtube de l’Espace des sciences. https://www.youtube.com/watch?v=-7Mwfkk5qqI

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Etude sur les pratiques de pansage : du côté du cheval. Un mode opératoire plus confortable modifie les expressions faciales du cheval.

Expression faciale pansage
Expressions faciales observées lors du pansage. A gauche, expression faciale de confort observé lors d’un pansage optimisé, plus confortable. A droite, expression faciale d’inconfort.

La pratique du pansage est loin d’être anodine, que ce soit pour la sécurité du cavalier ou pour le bien-être du cheval. Tout d’abord, L. Lansade (Ifce/INRA) et ses collaborateurs ont observé les cavaliers débutants ou professionels réalisant leur pansage, et leurs chevaux (voir l’article du blog : Etude sur les pratiques de pansage : du côté du cavalier https://wordpress.com/post/comportementbienetreifce.wordpress.com/1892). Puis L.  Lansade   a  comparé sur d’autres chevaux 2 pratiques de pansage: Lire la suite

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Utilisation des récompenses alimentaires dans le travail du cheval (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Poster Lansade 2019 Puls récompenses JSIE 2019

L’utilisation des récompenses alimentaires dans le travail du cheval a souvent mauvaise presse. Pourtant, bien utilisé, c’est un outil précieux pour l’entrainement. Le poster ci-dessus indique les différents éléments à prendre en compte. Il a été distribué lors de la démonstration faite par Léa Lansade (ifce, INRA) et Olivier Puls (ifce, écuyer ENE). Lire la suite

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Une maturation sociale et comportementale tardive ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Valenchon 2019 Photo les dannes
Copyright M. Valenchon

De nombreux chevaux de sport sont hébergés en boxes individuels dès lors qu’ils sont débourrés puis qu’ils entament leur carrière sportive aux alentours de 3 ans. Pourtant, de très nombreuses études scientifiques montrent qu’un mode d’hébergement en groupe et au pré est en meilleure adéquation avec leurs besoins biologiques et permet d’améliorer leur bien-être et leurs relations avec les humains. Pour Mathilde Valenchon et Odile Petit (INRA Nouzilly et université de Bristol), il manque des connaissances scientifiques sur le déroulement temporel de la maturation comportementale et sociale du jeune cheval destiné au travail. Pour cela, elles ont mené une étude longitudinale durant 3 ans sur 32 chevaux âgés de 4 à 6 ans dans un élevage où les animaux sont élevés exclusivement en groupe et au pré dès leur naissance, avec une alimentation à base d’herbage et de fourrage, et où le débourrage est tardif (à partir de 5 ans minimum). Lire la suite

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La mise au paddock des chevaux de sport : faisabilité et impact sur le bien-être (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Hausberger 2019 photo paddock Saumur
Copyright M. Hausberger

La raison la plus souvent invoquée pour maintenir les chevaux de sport en box individuel de façon permanente est la peur des blessures et le manque de main d’oeuvre. Dans cette étude de M. Hausberger (Université de Rennes 1) réalisée à l’Ecole Nationale d’Equitation, il a été (1) examiné la faisabilité de la mise en paddock de chevaux de sport vivant jusqu’à présent en box et (2) comparé l’état de bien-être au box des chevaux sortis quotidiennement au paddock à celui de chevaux témoins non sortis. Lire la suite

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La production d’ébrouements pourrait-elle nous informer sur la façon dont les chevaux perçoivent le travail ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Photo MV poney plus qqun dessus pour ebrouements
Copyright M. Vidament

Pour Mathilde Stomp (Université de Rennes I), la question de la perception du travail par les animaux reste une question ouverte et il est parfois difficile de détecter si certains aspects pourraient être perçus plus positivement que d’autres. En effet, le travail pourrait avoir des conséquences aussi bien positives (amélioration du bien-être) que négatives (augmentation du stress) démontrées dans différentes espèces animales, en lien sans doute avec son type ou sa qualité. Et l’ébrouement, chez le cheval, a été récemment identifié comme un indicateur acoustique fiable d’émotions positives hors travail (Stomp 2018).

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L’activité cérébrale peut-elle refléter l’état de bien-être du cheval ? (Journées Sciences et Innovations Equines 2019)

Stomp 2019 EEG Photo CV blanc et casque
Copyright Stomp

Un cheval en état de bien-être tend à être calmement attentif à son environnement habituel. Dans l’étude présentée par Mathilde Stomp (Université de Rennes I), il a été supposé que l’état de bien-être pourrait influer sur le profil d’activité cérébrale des chevaux en situation calme. Or ce laboratoire dispose d’un casque d’enregistrement électroencéphalographique (EEG) adapté aux chevaux (cf photo ci-dessus). Lire la suite