Tord-nez, tord-oreille : comment ces techniques agissent sur les chevaux ?

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Une contention est quelquefois nécessaire pour éviter des accidents pendant certaines manipulations sur les chevaux. Une des méthodes consiste à appliquer une pression forte sur la lèvre supérieure ou sur une oreille, à la main ou avec un tord-nez. Cela produit-il une analgésie, une diversion ou de la douleur ?
Benjamin Flakoll (Université de Rhode Island, USA) a comparé les effets d’une forte pression pendant 15 minutes autour de la lèvre supérieure (6 hongres, avec un tord-nez) à celle autour de l’oreille (6 autres hongres, l’article ne précise pas si l’oreille était manipulée à la main ou avec un tord-nez). Ces chevaux n’avaient jamais subi de telles manœuvres antérieurement. La fréquence cardiaque a été mesurée ainsi que la variabilité de celle-ci pour suivre l’activité du système nerveux autonome, qui reflète la balance entre confort et stress.
La forte pression sur la lèvre a, pendant les 5 premières minutes, diminué un peu la fréquence cardiaque (38 au lieu de 42 initialement) et augmenté la variabilité de cette fréquence, ce qui a été interprété comme une activation du système parasympathique avec un effet peut-être analgésique. De 5 à 15 min, cela a été le contraire avec une augmentation de la fréquence cardiaque (80) et une diminution de sa variabilité, ce qui a été interprété comme une activation du système orthosympathique, signes de stress.
Tordre l’oreille a entraîné tout de suite une légère augmentation de la fréquence cardiaque (48 au lieu de 39 initialement) et une diminution de sa variabilité, les deux s’accentuant nettement entre 10 et 15 minutes (fréquence cardiaque à 78), tout ceci étant interprété comme signes de stress.
L’auteur préconise donc, en cas de besoin, d’utiliser le tord-nez sur la lèvre plutôt que de tordre l’oreille et de ne pas dépasser le temps de 5 minutes.

Note de la rédaction du blog : Attention, les effectifs de cette étude sont faibles. Cela confirme une première étude (Lagerweij 1984) qui avait montré qu’une pression forte autour de la lèvre par le tord-nez était analgésique chez le cheval.

DOI: 10.1016/j.jveb.2016.12.004

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