Faut-il utiliser les concepts de dominance et de leadership lors de l’entraînement des chevaux?

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Crédit photo A Laurioux Ifce

Il semble que non, d’après un avis sur les concepts d’entraînement qui peuvent compromettre le bien-être du cheval, récemment publié par l’ISES (International Society for Equitation Science = société internationale pour la science de l’équitation)

L’ISES regroupe des scientifiques ayant pour objectif de faciliter les recherches sur l’entraînement des chevaux afin d’améliorer leur bien-être et les relations homme cheval (NDLR et par là même, la sécurité du cavalier).

Voici les 7 points principaux de cet avis:

  • Les relations entre les humains et les chevaux doivent être basées sur la compréhension du comportement des chevaux en conditions naturelles et sur la prise en compte et la compréhension de leurs capacités mentales.
  • Les apprentissages doivent être conduits avec calme et de manière claire et cohérente, en suivant les principes de l’apprentissage préconisés par l’ISES (basés sur les connaissances sur le comportement du cheval et les théories de l’apprentissage). Voir: http://equitationscience.com/equitation/principles-of-learning-thoery-in-equitation (en anglais) ou http://www.haras-nationaux.fr/information/accueil-equipaedia/equitation/le-dressage-du-cheval-et-la-sante-du-cavalier/principes-de-base-de-lentrainement-du-cheval.html (en français).
  • Les concepts de dominance, de position alpha et de leadership sont des tentatives humaines pour décrire les relations complexes et dynamiques de l’organisation sociale des chevaux vivant en groupe.
  • Les chevaux interagissent entre eux essentiellement sur la base d’échanges bilatéraux (un cheval avec un autre cheval), et ils ne s’occupent pas de la structure hiérarchique qui inclut tous les membres du groupe.
  • Quand les chevaux sont placés dans des situations les mettant en compétition pour une ressource, l’un peut déplacer l’autre. Le cheval déplacé évitera l’autre par la suite. Le comportement de soumission le plus courant est l’évitement.
  • La croyance incorrecte que la personne qui entraîne ou manipule le cheval doit être à la place la plus élevée de la hiérarchie (c’est-à-dire en alpha position), ou être le leader, peut avoir des effets réellement négatifs sur le cheval, sans doute en initiant un comportement d’évitement qui sera préjudiciable à l’entraînement.
  • Replacer le processus d’entraînement et les interaction homme-cheval dans un contexte de dominance compromet la création des liens harmonieux avec le cheval et peut affecter son bien-être.

Pour accéder au document d’origine : file:///C:/Users/cbriant/AppData/Local/Temp/ISES%20Position%20Statement_May%202017.pdf

Pour aller plus loin sur ce sujet, se référer à la revue en anglais suivante (en libre accès) :
Hartmann E., Christensen J.W., McGreevy P.D. 2017. Dominance and Leadership: Useful Concepts in Human–Horse Interactions? Journal of Equine Veterinary Science. 52:1-9. DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.jevs.2017.01.015

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Une réflexion sur “Faut-il utiliser les concepts de dominance et de leadership lors de l’entraînement des chevaux?

  1. pino cortes

    Tout à fait d’accord , je suis pour respecter sa  » personnalité  » ! la dominance de l’humain sur le cheval est un manque de respect pour l’animal et nuit à son bien- être ;

    J'aime

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