Capacités d’apprentissage des chevaux qui tiquent à l’appui

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® Alain Laurioux Ifce

Sabrina Briefer Freymond et son équipe (Suisse, Agroscope, haras d’Avenches) continuent leurs travaux sur les chevaux qui tiquent à l’appui, en comparant les capacités d’apprentissage entre 19 chevaux tiqueurs et 18 chevaux non tiqueurs des mêmes écuries.

Il s’agissait pour chaque cheval de trouver un seau, contenant de l’aliment et positionné différemment par rapport à une barrière, devant laquelle le cheval était lâché. Les chercheurs ont mesuré le temps nécessaire pour trouver le seau, ainsi que le trajet emprunté. Le rythme cardiaque et le cortisol salivaire (hormone du stress) ont également été mesurés.

Les chercheurs n’ont pas pas trouvé de différences dans les capacités d’apprentissage entre les chevaux tiqueurs et non tiqueurs . Les tiqueurs, qui ont tiqué pendant les tests sur la barrière, ont mis un peu plus de temps pour les réaliser du fait du temps pris pour tiquer. Par contre, les chevaux tiqueurs qui n’ont pas tiqué pendant les tests ont eu un taux de cortisol salivaire plus élevé que les tiqueurs qui ont tiqué pendant les tests et que les non tiqueurs, ce qui suggère que ces chevaux étaient plus stressés.

Ces résultats sont en faveur de la théorie actuelle, selon laquelle le fait de tiquer permet à ces chevaux  de gérer leur frustration; il semble donc préférable de ne pas les empêcher de tiquer.

Source : International Equine Science Meeting, Mai 2015, Nurtingen, Allemagne,

http://references.equine-behaviour.de/files/IESM_2015_proceedings.pdf p15

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