Le headshaking : pathologie ou trouble du comportement?

Photo_filet_headshaking Copyright M. Vidament

Suite à une question d’internaute sur le HEADSHAKING, voici quelques éléments d’information.
Cette affection se caractérise essentiellement par des mouvements de tête violents et répétitifs, encore appelés encensement, des ébrouements, le frottement du nez sur toutes surfaces, de l’anxiété. Les symptômes peuvent diminuer la nuit et se manifestent plus souvent pendant la saison chaude. Ces symptômes peuvent rendre le cheval dangereux à manipuler et à monter.

Il est rapporté sur le site de la clinique vétérinaire de Grosbois que :
« Le « vrai » Head Shaking est lié à des mécanismes complexes d’irritation de nerfs de la face qui entraînent, lors de stimulations visuelles ou tactiles, une sensation très désagréable. »

C’est donc bien une pathologie et non un trouble du comportement.
Le diagnostic est généralement fondé sur l’historique et l’observation du cheval dans les circonstances favorisantes mais un examen clinique complet et des examens d’imagerie (endoscopie, radiographies) sont nécessaires pour exclure la présence d’autres affections pouvant donner des symptômes similaires, telles que les lésions dentaires, sinusales, pharyngée ou cervicales.
Dans le « vrai » Head Shaking les examens ne révèlent aucune anomalie exceptée parfois une inflammation de la muqueuse nasale. »
Il semble important, dans un premier temps, de consulter un vétérinaire, pour déceler une éventuelle cause évidente à la modification du comportement du cheval.
S’il s’agit d’un vrai head shaking le même site précise que :
«  La protection du cheval vis à vis des stimuli déclenchants est essentielle: pose de filet sur le nez (ci-joint la photo d’un cheval muni de ce dispositif) et/ou les yeux (anti-mouches), lentilles oculaires, sorties dans des endroits non exposés à la lumière vive.
Des traitements médicamenteux peuvent aussi apporter une amélioration lorsque le syndrome devient très violent: les anti-inflammatoires stéroïdiens permettent de réduire l’inflammation nasale et des traitements neuroleptiques (carbamazépine) peuvent limiter l’intensité des sensations douloureuses sur la face. ».
La presse scientifique rapporte l’utilisation d’autres traitements, notamment les anti-histaminiques et dans certains cas des traitements chirurgicaux. Bien évidemment tous ces traitements sont faits par et sous le contrôle d’un vétérinaire, toutefois ils ne sont pas tous validés sur le plan de l’innocuité pour le cheval.

Pour en savoir plus : Pickles K, Madigan J, Aleman M, 2014. Idiopathic headshaking : is it still idiopathic? The Veterinary Journal, 201, 21-30.

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